Problématiques reliées à l'eau potable

En milieu urbain, une grande proportion des sols naturels sont artificialisés: sols bétonnés, asphaltés, toitures de bardeau ou de tôle, etc. L'eau qui y tombe n'est donc pas absorbée. De plus, comme il existe peu d'obstacles à son déplacement, elle prend de la vitesse, décroche et emporte de petits morceaux de sols, poussière, contaminants divers et autres. Ce décrochement du sol s'appelle l'érosion. Plus l'eau coule rapidement, plus l'érosion sera forte. Comme l'eau coule toujours vers le point le plus bas, elle se retrouvera, avec tout ce qu'elle contient, dans le cours d'eau le plus près.

En lessivant le sol, l'eau va ramasser diverses matières nutritives, débris, polluants, etc. En milieu naturel, les polluants vont partiellement être captés par racines des plantes, qui vont ainsi filtrer l'eau, retenir les débris et utiliser le phosphore. Comme cette captation est réduite ou complètement arrêtée en milieu urbain, les polluants vont se retrouver dans les cours d'eau et lacs du bassin versant. Avec le temps, cette eau va recharger la nappe phréatique.

L'eau que nous consommons, qu'elle soit puisée des circuits municipaux ou de puits artésiens privés, provient de la nappe phréatique. Bien que l'eau des réseaux municipaux soit traitée et que plusieurs contaminants soient ainsi éliminés, il est impossible d'éliminer 100% des polluants dans l'eau. C'est pourquoi les réduire à la source représente la meilleure manière de s'assurer une eau de qualité.