En milieu urbain, une grande proportion des sols naturels sont artificialisés: rues, sols bétonnés, asphaltés, toitures de bardeau ou de tôle, etc. L'eau qui y tombe n'est donc pas absorbée par la terre. De plus, comme il existe peu d'obstacles à son déplacement, elle prend de la vitesse, décroche et emporte de petits morceaux de sols, poussière, contaminants divers et autres. Ce décrochement du sol s'appelle l'érosion. Plus l'eau coule rapidement, plus l'érosion sera forte. Comme l'eau coule toujours vers le point le plus bas, elle se retrouvera, avec tout ce qu'elle contient, dans le cours d'eau le plus près.

L'eau qui ruisselle sur les terrains privés entraîne également, avec l'érosion, un plus grand coût d'entretien. Il faut en effet remettre de la roche, de la terre, gratter le sol pour l'égaliser, etc. Bien que ces opérations doivent être faites pour des terrains bien aménagés, la fréquence d'entretien est beaucoup plus petite pour des terrains bien aménagés.

C'est le même principe pour les fossés le long des rues. L'aménagement de noues et l'utilisation du principe du tiers inférieur limitent l'entretien et les coûts à long terme, même si, à court terme, ils sont plus élevés. Ces services, rendus par la municipalité ou la MRC, sont payés par les taxes municipales. Diminuer les dépenses des municipalités est donc gagnant pour tous.

 Photo: OBVMR 

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